Bonjour, 

Je m’appelle Anthony et j’ai 25 ans. Je viens de finir mon Master 2 qui prépare à l’enseignement de l’espagnol dans le secondaire (collège et lycée). J’habite en région lyonnaise.

En 2016 j’ai décidé de voir une orthophoniste qui m’a fait connaître le trouble du bredouillement.  

Depuis le début du collège mes parents me disent que je “parle trop vite”. Je n’y prêtais pas tellement attention à ce temps car je ne considérais pas cela comme dérangeant au quotidien. 

Depuis jeune je suis timide et discret, assez anxieux aussi. Je suis également sensible et les évènements (négatifs et positifs) avec une forte charge émotionnelle me marquent beaucoup.  

Le déclencheur 

Mais c’est au collège que vient un changement. Avant d’arriver au collège à mes 11 ans j’avais vécu 6 ans à l’étranger, en Pologne (je suis d’origine polonaise).

Avec ma famille nous avons déménagé dans un quartier HLM en région lyonnaise. La transition n’était pas facile pour moi : nouveau cadre de vie, coupure avec mes amis, nouvelle école… Bref beaucoup de changements. 

Dans ce nouveau quartier j’ai subi environ 3 ans d’harcèlement de la part des jeunes adolescents. Il s’agissait de moqueries à répétitions, insultes, rabaissements devant les autres… J’en ai pris un grand coup sur le mental. J’avais peur presque au quotidien, j’ai perdu confiance en moi, perdu en estime de moi.  

L’avis des spécialistes

L’an dernier et cette année j’ai vu des psychologues et psychiatres qui m’ont dit qu’on peut parler vraiment d’évènement traumatisant.   

Les traumatismes peuvent avoir des conséquences sur toute une vie d’une personne.  

Aujourd’hui j’ai 25 ans et je cherche toujours les causes de mon trouble de parole. Parfois je pense que la composante du trouble pur est moindre et que mes problèmes de communication sont davantage liés au stress. Généralement les spécialistes sont d’accords sur le fait qu’il y a une grande composante génétique dans le bredouillement. Je ne pense pas que ce soit le cas dans ma famille. J’aimerais également savoir quelle serait ma diction si je n’avais pas subi d’harcèlement à l’adolescence.   

Les 3 orthophonistes que j’ai vues jusqu’à aujourd’hui ont toutes été d’accords que j’ai un bredouillement.  

Voici les symptômes du bredouillement que je présente : 

  • Parole rapide 
  • Voix monotone 
  • Pauses mal placées
  • Manque de fluidité 
  • Manque de cohérence au niveau des idées 
  • Pensée complexe 
  • Problèmes de concentration 
  • Difficulté à prononcer les mots longs pendant le discours 
  • Sauts d’humeur 

En dehors de ces symptômes propres au bredouillement, je peux ajouter que j’ai des problèmes de compréhension de certains textes écrits (littérature ancienne, cours de sciences ou de droit).  

Par ailleurs, en lecture, ma parole est très fluide. Les problèmes apparaissent pendant la parole spontanée.   

Le stress et la fatigue accentuent le trouble chez moi.  

Comment je fais pour vivre avec ? Quelles sont mes méthodes pour améliorer ma parole ?  

Mon premier problème est dans l’acceptation du trouble. J’ai du mal à accepter ce trouble, et en général mes problèmes liés à la communication orale. 

J’estime beaucoup les bons orateurs et je suis sensible à la beauté du langage. Je suis également conscient que la communication orale est essentielle dans la vie au quotidien et ce dans différentes sphères : vie professionnelle, amicale, familiale, sentimentale… 

Mes problèmes de communication génèrent en moi de la frustration. J’aimerais être un meilleur communicant.   

Comment j’y fais face aujourd’hui ?

Voici mes méthodes pour y faire face: 

  • Relaxation 
  • Méditation 
  • Sport 
  • Lecture de pièces de théâtre à voix haute 
  • Parole avec un bouchon de liège 
  • Chant 

Je me dis souvent qu’avoir une plus grande confiance en soi, réduire ma timidité et mon anxiété me permettrait d’arriver à un confort dans la parole.  

Vous pourrez découvrir d’autres informations sur mon bredouillement dans la partie “Qui sommes nous